IDEAL recommande le Printemps des Bonzaïs

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Article : “L’Equateur défie l’industrie pharmaceutique”

 Le Monde - Article de Jean-Pierre Langellier, 29/10/2009

L'Equateur vient de décider de produire ou d'importer plus de deux mille médicaments, en passant outre les brevets déposés par les multinationales pharmaceutiques. En annonçant cette décision, confirmée par un décret entré en vigueur le 23 octobre, le président équatorien, Rafael Correa, l'a justifiée, au nom de la santé publique, par la nécessité d'élargir l'accès de la population à des médicaments qui, du fait de cette mesure, seront bien meilleur marché.

Près de la moitié des 14 millions d'Equatoriens vivent sous le seuil de pauvreté. “Plus jamais de médicaments avec brevet, a promis le chef de l'Etat dans son allocution hebdomadaire radiotélévisée. Chaque fois que nous pourrons éliminer les brevets et mettre en place une licence obligatoire, nous le ferons.”

La licence obligatoire est une procédure par laquelle un Etat contraint, au nom de l'intérêt public, les propriétaires des brevets à autoriser un tiers à entrer en concurrence avec eux sur le marché, à armes égales. Pour compenser la perte des bénéfices que rapporte la fabrication exclusive des médicaments sous brevet, le pays devra verser aux entreprises lésées “une rémunération adéquate”, selon les termes de l'accord de l'Organisation mondiale du commerce (OMC) sur la propriété intellectuelle.

Cette attaque contre les brevets pharmaceutiques s'inscrit dans le processus de radicalisation de la “révolution citoyenne et pacifique”, accéléré par le président Correa après sa réélection pour un deuxième mandat, en août 2009. Partisan, à l'instar de son homologue vénézuélien Hugo Chavez, de l'instauration dans son pays d'un “socialisme du XXIe siècle”, M. Correa affirme souvent vouloir renforcer “la souveraineté nationale” contre “la voracité du capital”.

Sur ce “nouveau champ de bataille”, il dit vouloir obliger, par une politique “pionnière”, les multinationales à concéder à des entreprises nationales “la production de certains médicaments”, ajoutant : “Nous ne croyons pas aux droits de propriété néolibéraux à s'approprier jusqu'à la connaissance, qui est un bien public. Les multinationales font payer très cher les brevets. Ainsi, les gens peuvent, faute d'argent pour se traiter, mourir du cancer ou du sida. Les médicaments ne peuvent être considérés comme une marchandise.”

Quito assure que ce mécanisme de substitution des brevets par des licences, loin d'être confiscatoire, est conforme au droit international et prévu en toutes lettres par des dispositions de l'OMC, au bénéfice des pays en situation d'urgence sanitaire.

Cette politique sera mise en oeuvre par l'Institut équatorien de la propriété intellectuelle (IEPI). Son président, Andres Ycaza, a précisé que le décret présidentiel s'appliquait à 2 241 brevets déposés par 177 laboratoires pharmaceutiques.

Selon un rapport du cabinet Etudes Intercontinental Marketing Services, cité par le quotidien El Comercio, 243 entreprises pharmaceutiques opèrent en Equateur, dont 177 étrangères, sur un marché qui représente 720 millions de dollars annuels (485 millions d'euros).

Le chef de l'Etat annonce une “baisse drastique” des prix des médicaments. Reste à savoir quand et comment ? Selon Renato Carlo, responsable de l'Association des laboratoires pharmaceutiques équatoriens (ALFE), la baisse pourrait commencer à se faire sentir “dans six à douze mois”.

L'IEPI dit être prêt à concéder les licences une fois qu'il aura reçu la liste des médicaments jugés prioritaires. Les brevets à convertir en licences seraient environ au nombre de deux cents. Ils concerneraient notamment le traitement du cancer, du sida, du diabète, de l'hypertension et de plusieurs maladies moins graves et plus répandues.

Les professionnels prévoient une diminution des importations de médicaments au profit de l'industrie nationale. “Nos ventes vont diminuer, estime Edwin Lucero, administrateur de la société Farmacias Cruz Azul. Dans un premier temps, il y aura une rupture d'approvisionnement car 5 % seulement de nos stocks sont fabriqués dans les laboratoires nationaux.”

L'industrie nationale produit à peine 13 % de la totalité des médicaments consommés en Equateur. Le gouvernement se dit persuadé que celle-ci relèvera le défi qui lui est lancé car elle ne tourne actuellement qu'à 40 % de ses capacités. “Elle génère 3 000 emplois directs. Ce chiffre quintuplera, lorsqu'elle fonctionnera à plein rendement”, prédit M. Carlo.

Les professionnels du secteur sont plus sceptiques. Ils soulignent que la plupart des laboratoires se cantonnent au conditionnement des médicaments et ne disposent pas des formules chimiques. Antonio Quezada, gérant du groupe Difare souligne : “L'industrie locale n'en est pas au stade de la transformation chimique. Elle devra donc importer les principes actifs - les molécules - de certains médicaments. Ce sera un long processus.”

Jean-Pierre Langellier

Article : “L’Equateur innove avec le projet Yasuni”

 

NOVETHIC - Le média expert du développement durable

(Article de Béatrice Héraud - 29/10/2009)

L'Equateur innove avec le projet Yasuní

Alors que les négociations de l'après Kyoto entrent dans leur dernière phase avant Copenhague, l'Equateur fait un tour d'Europe pour promouvoir un projet inédit auprès des pays développés. Il s'agit pour le pays d'obtenir de leur part un cofinancement en échange de la non exploitation du pétrole de la région Yasuní, qui éviterait le rejet de 410 millions de tonnes de CO2.

Pendant que les négociations pré-Copenhague semblent s’orienter vers un accord du moins-disant, l’Equateur sillonne l’Europe pour promouvoir une solution bien plus audacieuse et qui prend corps petit à petit. Lancé il y a maintenant deux ans, le projet Yasuní ou ITT– du nom des trois forages d’exploration de la zone Ishpingo-Tambococha-Tiputini – est en effet basé sur le financement des tonnes de CO2 évitées par la non exploitation de 850 millions de barils de pétrole, ce qui correspond à près de 20 % des réserves connues du pays.

Le symbole d’un changement de cap

Pour cet Etat dont l’économie est aujourd’hui largement dépendante de l’hydrocarbure (22% du PIB et plus des 2/3 des exportations), c’est tout simplement se priver d’une manne financière de l’ordre de 7 milliards d’euros sur 13 ans environ. Mais pour l’un des initiateurs du projet, Alberto Acosta, ancien ministre de l’énergie aujourd’hui économiste et enseignant chercheur à la Flacso (Faculté latino américaine de sciences sociales), l’initiative vaut bien plus que cela car « il est impossible que le monde continue à brûler des énergies fossiles au rythme actuel ».

L’initiative est donc le symbole d’un changement de modèle de développement pour l’Equateur. Et au-delà, le pays donne un signal fort à la communauté internationale sur ce qui peut se faire en matière de lutte contre le changement climatique, explique-t-il. Avant de détailler : « le projet est multi dimensionnel. Premièrement, il permet d’éviter 410 millions de tonnes de CO2, la déforestation d’une partie de l’Amazonie et de brûler les gaz d’extraction. De plus il permet de maintenir une biodiversité réellement unique au monde (il s’agit d’une réserve mondiale de biosphère de l’Unesco, ndlr). Enfin, et c’est un point essentiel, il permet de respecter les droits humains des peuples isolés et des peuples indigènes de la région. »

Pour l’Equateur, il s’agit aussi de passer à une économie post-pétrolière, en diversifiant les sources d’énergie. « Cela est indispensable, comme nous le rappelle la crise économique. Surtout, cela est possible car nous avons des alternatives, reprend Alberto Acosta. Nous avons un potentiel hydroélectrique mais aussi solaire et géothermique. Des énergies qui sont peu développées par manque de ressources mais qui bénéficieront justement du fonds instauré pour financer le projet ». Le fonds devrait également permettre d’assurer la protection de 40 parcs nationaux et de terres habitées par les indigènes sur 40% de la surface du pays, de replanter 1 million d’hectares de forêts et de mettre en place des programmes de lutte contre la pauvreté.

Des soutiens…de principe

Mais « le financement est notre principale difficulté », reconnait Alberto Acosta pour qui l’Equateur est « le créancier d’une dette écologique ». Car pour laisser le pétrole en terre, l’Equateur qui émet aujourd’hui moins de 1% des émissions de CO2 de la planète et dont le PIB se situe au 67ème rang  mondial, a besoin de l’aide internationale, au moins à hauteur de 50 % de la somme « perdue » par la non-exploitation du pétrole. Ce financement, de  l’ordre de 350 millions de dollars par an, pourrait provenir des pays développés en raison de leur « co-responsabilité » dans le changement climatique mais aussi d’organisations ou de particuliers engagés qui alimenteraient ainsi un fonds (Fidéicomis) placé sous l’égide de l’ONU et de l’Equateur. « Il s’agit d’un prix raisonnable , calqué sur le marché de la compensation volontaire du carbone », estime Alberto Acosta.

Aujourd’hui, les soutiens de principe affluent lors des présentations du projet, comme lors de l’actuelle tournée européenne du Président Rafael Correa. L’Initiative a ainsi reçu celui des parlements européen et américain, des gouvernements français, espagnol, norvégien ou britannique ainsi que de personnalités telles que les prix Nobel Muhammad Yunus, Rigorberta Menchu ou Desmond Tutu… Cependant, seule l’Allemagne s’est pour le moment engagée sur un montant chiffré de 50 millions de dollars par an. Pour rassurer les financeurs sur la fiabilité du système , le projet devrait s’appuyer sur des « Certificats de garantie Yasuní », un document financier émis par l’Etat équatorien aux participants de l’initiative et qui garantirait le maintien des réserves de pétrole en sous-sol ad vitam aeternam, explique le site officiel du projet. (http://www.yasuni-itt.gov.ec/)

Un projet reproductible

Mais il faudra aussi tenir face à la pression de l’industrie pétrolière. « Certaines entreprises cherchent à décrédibiliser l’initiative et à faire reculer le gouvernement pour obtenir une licence d’exploitation dans le parc Yasuní », souligne Rémi Moncel, en charge du programme Energie Climat du World Resources Institute. « Mais l’initiative et le soutien que génère le projet témoigne d’une pression grandissante sur les entreprises pétrolières, pour défendre une exploitation soutenable qui ne se fasse pas aux dépens des populations locales et de la biodiversité », ajoute-t-il. 

Le projet pourrait d’ailleurs faire des émules dans d’autres pays. Les porteurs de l’initiative estiment en effet que le Brésil, la Colombie, les Philippines ou la République du Congo entre autres satisferaient aux quatre critères nécessaires au bon fonctionnement des opérations sachant qu’ils se situent dans les tropiques, qu’ils sont en développement, qu’ils abritent une riche biodiversité et qu’ils disposent de réserves de pétrole situées dans des zones à protéger.

Reste encore à convaincre la population équatorienne elle-même qui apporte jusque là un soutien mou. « La majorité est en faveur du projet mais nous devons encore faire la promotion de l’initiative », estime Alberto Acosta. Pour susciter réellement l’enthousiasme, une grande campagne nationale et internationale ironiquement intitulée « Achète un baril de pétrole ! » est actuellement en cours, notamment sur les réseaux sociaux.

Une ancienne Idéalienne reçoit le Prix Mom’preneurs !

L'association Mom'preneurs de Aufeminin.com a récompensé Aurélie Duthoit pour la création de Babyloan en tant que jeune maman. Elle a été élu mom'preneurs coup de coeur de l'année 2009. A cette occasion, LCI est venue l'interviewer dans ses bureaux. En effet, Aurélie a co-fondé Babyloan avec Arnaud Poissonnier et fait les premières réunions de travail sur le lancement de Babyloan en allaitant sa première fille, en octobre 2007. Babyloan.org a été mis en ligne le 5 septembre 2008. Un an après, le site compte plus de 4000 membres, a collecté 370 000 euros de prêts solidaires et permis de financer plus de 1300 micro-entreprises dans 6 pays en développement…et Aurélie a eu une deuxième petite fille…




Una pelicula ecuatoriana : LOS CANALLAS

La nueva película ecuatoriana Los canallas (podria ser peor), producida por Camilo Luzuriaga y realizada por los egresados de la primera promoción de INCINE (Instituto Superior Tecnologico de Cine y Actuacion) . Alegría Albán, Diego Coral López, Gonzalo Estupiñán, Jorge Alejandro Fegan, Cristina Franco, Carlos Alberto Larrea, Lider Medranda, Jaime Rojas y Nataly Valencia.

La película ecuatoriana recibo el zénith de bronce en la Competencia Mundial de Operas Primas del WORLD FILM FESTIVAL (Festival des Films du Monde) de Montreal.

De récents affrontements dans la province de Morona….

ICRA News 8 oct

Des manifestations d’indigènes contre le gouvernement de Rafael Correa fin septembre en Equateur se sont soldées par au moins deux morts selon les manifestants et 29 policiers blessés selon le gouvernement, dans la province de Morona Santiago (sud-est).

Selon la principale organisation indienne, la Confédération des nationalités indigènes (Conaie) les affrontements entre policiers et indiens, qui avaient bloqué une route de cette province, ont débouché sur la mort de deux d’entre eux, de l’éthnie Shuar. Le gouvernement n’a pas confirmé cette version.

“Nous pouvons confirmer qu’il y a 29 policiers blessés et probablement un civil mort”, a déclaré le ministre de Affaires parlementaires et de la sécurité Gustavo Jalkh.
M. Jalkh a en outre assuré que la police avait du faire “usage de la force afin de dégager les voies d’accès à la ville de Macas”, capitale de cette province.

“Le dialogue a été recherché afin que la manifestation soit suspendue ou qu’elle ait lieu de manière pacifique mais cet objectif n’a pu être atteint”. Lundi, plusieurs centaines de personnes avaient déjà bloqué avec des pierres, des troncs d’arbres et des pneus incendiés plusieurs voies de la route entre Quito et la Colombie, à l’appel de la Conaie, ex-alliée de M. Correa, qui affronte avec ce mouvement la première fronde sociale de son second mandat.

Début octobre, l’organisation avait toutefois suspendu son mouvement de protestation contre un projet gouvernemental visant, selon elle, à privatiser des réserves d’eau proches de communautés indiennes au profit de multinationales minières, en annonçant qu’elle acceptait de “dialoguer avec l’exécutif”.

Pour plus d’informations
La bilan de ces manifestations sur le site de la Conaie

CRUDE, le film… sortie très prochainement

L'histoire d'un des plus grands et des plus controversés procès dans le monde par des dizaines de milliers d'Equatoriens contre la société Chevron.

La bande-annonce :




Weekend Volontaires à Cayambe

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Marie (volontaire à Cayambe) et Alexis (volontaire à Cuenca), lors des fêtes de Cayambe.

Conférence-débat “Entreprendre autrement”, le 3 septembre à 18h

Le Club ESSEC Entrepreneuriat social et l’incubateur social de l’ESSEC ANTROPIA, en partenariat avec les club ESSEC au Féminin et ESSEC Entrepreneur,

Ont le plaisir de vous inviter à une rencontre-débat le 3 septembre de 18h à 19h30, dans les locaux de l’ESSEC au CNIT à la Défense :

Entreprendre « autrement », c’est possible, et l’ESSEC vous y aide !

Vous souhaitez mettre votre énergie et votre créativité au service du changement social et entreprendre « autrement » ?

Vous voulez simplement mieux connaître ce qu’est « l’entrepreneuriat social » et rencontrer des porteurs de projet qui veulent changer le monde ?

Ce débat vous permettra de mieux cerner les différentes facettes de l’entrepreneuriat social et d’en comprendre les enjeux à travers le témoignage de porteurs de projets.

Vous y découvrirez aussi ANTROPIA, le premier incubateur social, porté par l’ESSEC et la Caisse d’Epargne Ile-de-France.

L’échange formel se poursuivra, pour ceux qui le souhaitent, autour d’un pot à partir de 19h30.

Entrée Libre.

Inscription : envoyer un mail à keller@essec.fr avec votre nom, prénom et téléphone

QUILAPAYUN en Concert

  QUILAPAYUN - PARIS - THEATRE DU CHATELET - CONCERT WORLD / SOUL / FUNK - 30 SEPTEMBRE 2009 20H30

World / Soul / Funk

Mercredi 30 septembre 2009 à 20:30

Théâtre du Châtelet : Place du Châtelet 75001 Paris

Quilapayún, qui veut dire “trois barbes” dans la langue mapuche des indiens du sud du continent latino-américain, se réclame de Pablo Neruda, de Violeta Parra mère de la chanson chilienne, de Salvador Allende héros de la démocratie, de Victor Jara qui les aida à marcher et de Willy Oddó l'inoubliable et charismatique compagnon de route dont le flambeau a été repris par son fils Ismael.

Plusieurs milliers de concerts à travers 35 pays, plusieurs millions de spectateurs et de disques vendus ont fait de Quilapayún l’un des groupes d’Amérique latine les plus populaires dans le monde. Leur chanson : « El pueblo unido jamas sera vencido » est devenu un hymne de lutte pour la liberté à travers le monde. Suite au coup d’Etat en 1973, le groupe a choisi la France comme terre d’exil.




Un Autre Regard sur le monde

Un Autre Regard sur le monde

Pensamiento del Dia

« Dans la vie, il y a deux catégories d’individus : ceux qui regardent le monde tel qu’il est et se demandent pourquoi. Ceux qui imaginent le monde tel qu’il devrait être et se disent : pourquoi pas ? » George-Bernard SHAW

Les auteurs, les HOMOS IDEALIENS...

Parti il y a plusieurs années, quelques mois ou encore sur le terrain aux côtés des compañeros, il se caractérise par une envie d'en savoir plus sur l'Equateur, ce petit pays méconnu d'Amérique du Sud et pourtant si riche. Vous retrouverez dans ce blog un peu de ses habitants, de sa culture, de nos expériences, de la situation politique de l'Amérique Latine, ou encore de notre vision du développement plus tout à fait la même...
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